11/10/2011

Quelques symboles odessiens

Ou ukrainiens plus généralement : la fameuse Lada, que l’on croise à tous les coins de rue. Les chats : il y en a partout en Ukraine, vagabonds de toutes couleurs et de tous poils. Les roses : depuis la Pologne, nous en avons croisé un peu partout : dans les parcs, sur les tables des restaurants et des cafés… L’humour odessien : Odessa est officiellement la capitale de l’humour en Ukraine. Mais si vous en parlez au reste des Ukrainiens, ils semblent émettre quelques doutes sur le sujet. Ces petites nichoires à oiseaux, parfois porteuses de messages : je ne sais pas ce qu’elles signifient, mais il y en a beaucoup dans les arbres à Odessa.

11/08/2011

Le Shuzz

Le Lonely planet décrivait ce club d’Odessa comme un endroit “underground”. Après l’avoir longuement cherché, nous avons finalement découvert… une sorte de boum de lycéens. Cela ne nous a pas empêché de festoyer et de faire de sympathiques rencontres. Tout cela pour finir à 6h du matin à boire de la vodka dans la rue avec un groupe d’Ukrainiens et de Russes (chacun ventant la vodka de son pays comme étant la meilleure, bien entendu).

11/07/2011

L’opéra d’Odessa

Nous ne pouvions pas ne pas nous arrêter à l’opéra d’Odessa : construit à la fin du XIXe par les architectes de l’opéra de Viennes, il a été entièrement restauré il y a quelques années. Il dispose de ses propres ateliers de costumes et de décors. Le soir de notre passage, on y donnait "Un ballo in Maschera" de Verdi. Malheureusement, pour avoir pris les billets le jour même, il ne restait de places que dans le poulailler (2,50 euros la place !). A cette occasion, nous avons pu nous rendre compte qu’en Ukraine, l’opéra est un divertissement très… populaire : malgré les robes de soirée et les costumes, nos proches voisins ne se gênaient pas pour discuter… et filmer pendant la représentation.

11/06/2011

Odessa : le port industriel

Après une journée à Kiev, nous sommes repartis le soir même pour Odessa. Le Lonely Planet annonce clairement la couleur, décrivant Odessa comme un repère de “prostituées, d’escrocs, de dealers et de mafia”. Il est vrai qu’à première vue, la ville a un aspect assez clinquant peu enthousiasmant. Mais passée la première impression, Odessa est (pour moi tout du moins) une ville au charme irrésistible dont l’histoire chargée transpire à tous les coins de rue. Ancienne favorite de l’impératrice Catherine II, porc franc, second port de Russie à la fin du XIXe, ville phare d’une importante communauté juive, Odessa recèle des beautés souvent très délabrées, charriant une certaine nostalgie, qui côtoient les vitrines du nouveaux luxe à la Russe et une activité portuaire encore intense malgré les difficultés économiques du pays. Ici, des vues du port industriel, et sur son esplanade, le Palais des Congrès.

11/05/2011

Sur les chemins de fer ukrainiens

Le principe de ce voyage était de visiter l’Ukraine en train, il faut donc que je vous parle des chemins de fers ukrainiens. En Ukraine, les trains sont lents et font souvent des détours assez absurdes. Tout trajet a une durée moyenne de huit heures, et les Ukrainiens ont donc plutôt l’habitude de voyager de nuit. Le coût des voyages est très réduit (pour nous), on traverse le pays pour moins de 15 euros. Les wagons sont immenses, et chacun d’entre eux est pris en charge par un chef de wagon. Il y a de grand couloirs avec des tapis persans et des rideaux lie-de-vin. En deuxième classe, les compartiments comportent quatre couchettes. En plus de la classique banquette de moleskine, on vous distribue des matelas, des draps et des serviettes, le tout emballé hermétiquement, tout frais sortis de la laverie. Le chef de wagon distribue du thé et du café (3 grivnas la tasse, c’est à dire 30 centimes d’euros), mais si on a son propre thé et une tasse, on peut se servir de l’eau chaude au samovar du wagon. Je dois avouer qu’après 10 jours de voyage en train, je n’ai toujours pas compris comment on actionne l’eau dans les toilettes (vive les lingettes). Si le train ne fait aucun arrêt, il y a un wagon restaurant qui sert des petites choses tout à fait comestibles, et de bonnes bières ukrainiennes. Si le train fait de fréquents arrêts, il n’y a pas de wagon restaurant, mais des femmes sur les quais des gares qui vendent des plats tout à fait délicieux pour 15 grivnas (1,50 euros, donc) l’assiette (mmm, les petits raviolis au fromage maison…). Il y a aussi des gens qui vendent de la vodka, des chocolats, des magazines, des peluches… (un Russe m’a offert une énorme peluche de l’écureuil de l’Age de Glace avec sa noisette, très pratique pour voyager). Bien sûr dans le train, tout le monde discute, fait tourner la vodka, fume entre les wagons… Les gares, influence soviétique oblige, sont immenses, avec des salons agrémentés de fauteuils en cuir et de lustres en cristal. Il est souvent assez compliqué d’acheter un billet quand on ne parle ni Russe ni Ukrainien, nous avions donc préparé un ensemble de petites notes avec des dates et des noms de villes (quand il n’y avait pas quelqu’un pour nous aider, comme ce matin où nous errions dans la gare sans trouver personne qui parle anglais, lorsqu’une jeune fille vint vers nous et nous tendit son portable : ayant remarquer notre désarroi mais ne pouvant nous aider elle-même, elle avait appelé un ami anglophone, pour que nous puissions lui expliquer notre problème… Ou encore ce type dans le train que nous interrogions sur les horaires du lendemain : ne sachant pas nous répondre, il téléphonât à sa femme afin qu’elle recherche les horaires et les tarifs sur internet, puis nous notât le tout sur un papier !). Les deux premières photos montrent la gare d’Odessa, les suivantes la vie à bord du train : pour passer le temps, Vincent apprend l’alphabet cyrillique et Elise dessine.

11/04/2011

Kiev #2

Voici encore quelques vues de Kiev : sur les trois premières, les alentours du Musée de la Grande Guerre Patriotique, avec ce bâtiment (oui oui, cette grande dame est bien le bâtiment du musée) appelé la “Demoiselle d’Acier”, ou plus populairement “Seins de fer”. Elle est composée de 12 tonnes de titane, et un ascenseur permet de monter jusque dans sa tête. Le bâtiment plus classique est celui du Musée du Folklore Ukrainien, et la tour est le monument de l’Holomodor, dédié par le président Louchtchenko aux victimes de la famine (estimées à quatre millions) provoquée par la politique de collectivisation de Staline (c’est assez terrible dans cette partie de l’Europe, il n’y a pas un village, pas un lieux dit qui n’aie son monument en mémoire d’un horrible massacre, qu’il ai été perpétré par des nazis ou par des communistes).

11/03/2011

Kiev

L’Ukraine n’est pas un pays unifié : l’ouest est fondamentalement ukrainien, et tourne ses regards vers l’Europe, et plus on va vers l’est, plus l’influence de la Russie se fait sentir, tant dans les traditions que dans la cuisine ou dans la langue (à Lviv, tout le monde parle Ukrainien, alors qu’à Odessa, 60% des habitants parlent Russe; les dialectes se “russifient” quand on se déplace vers l’est). Sa capitale Kiev est un curieux mélange d'empreintes soviétiques, de culture orthodoxe extrêmement ancienne et de folklore ukrainien. Ainsi, quand on regarde le panorama de Kiev, les coupoles dorées se dessinent devant les barres soviétiques. Le métro est un exemple frappant de construction soviétique, tellement gigantesque et froid qu’il vous fait vous sentir minuscule. Des escalators s’enfoncent sur près de 50 mètres dans le sol dans d’immenses tunnels blancs. Changement de décor radical, nous avons visité la Laure des Catacombes, le lieu le plus sacré du pays : il s’agit d’un monastère orthodoxe vieux de plus de mille ans. Les moines qui le construisirent creusèrent un réseaux de galeries en dessous. Les corps de ces moines se trouvent toujours dans ces galeries, momifiés, richement parés, dans des cercueils de verre. Pour pénétrer dans ces catacombes, il faut s’armer d’une bougie, et si vous êtes une fille, vous couvrir de la tête au pieds. On y croise bien plus de pèlerins que de touristes (à vrai dire assez moyennement tolérés), et il est strictement interdit de prendre des photos. Autre quartier sympathique de Kiev : Podil, construit au bord du fleuve Dnipro. C’est un peu le quartier bohème de Kiev, avec abondance de cafés et de restaurants.

11/02/2011

En route pour l’Ukraine

De krakow, nous voici dans un train en partance pour Przemysl, jolie ville polonaise frontalière, dans un style un peu balnéaire, avec un air bien pur, des façades de couleur et du stuc. Après un déjeuner tout à fait délicieux sur une terrasse ensoleillée, nous prenons un bus pour Lviv. Dans le bus, il y a le chauffeur, nous trois, puis trois Ukrainiens : Valentin, Irène et Roxana. Valentin, un monsieur de la cinquantaine, parle un peu de Français et ne tarde pas à nous faire passer un petit papier entre les sièges, sur lequel il est écrit : “Vous habitez la France ?”. Irène a ramené beaucoup de marchandises de Pologne, elle a peur d’avoir des ennuies à la douane, elle passera donc la première moitié du voyage à répartir de petits paquets sous tous les sièges du bus, et la seconde à les ramasser. Roxana est de Lviv, elle suit les cours d’une école de commerce en Pologne et rentre pour le weekend. Elle parle anglais, et c’est avec elle que nous communiquerons le plus. Nous lui expliquons notre intention d’attraper un train Lviv-Kiev à notre arrivée, prévue à 22h. Comme tous les Ukrainiens que nous rencontrerons par la suite, Roxana nous prend immédiatement en charge : elle demande au chauffeur de nous arrêter à la gare ferrovière (et non à la gare routière, comme prévu initialement), descend avec nous, achète nos billets au guichet, nous emmène au quai et nous met dans le train… qui part 12 minutes plus tard. Les trains Ukrainiens sont magnifiques, j’y reviendrai car ils méritent qu’on leur consacre tout un chapitre. Nous allons diner au wagon restaurant; Là, nous rencontrons Eugène, originaire de Kiev. Il nous donne toutes sortes de conseils pour notre voyage. A notre arrivée à Kiew, à 6h du matin, il nous attend sur le quai : il nous accompagne à la station de métro la plus proche, nous achète des tickets et nous indique l’itinéraire à suivre pour visiter la ville puis nous quitte, non sans nous demander de l’appeler si nous rencontrons le moindre problème. Autant dire que la réputation des Ukrainien, vantés comme acueillants et chaleureux dans les guides touristiques, est bien loin d’être ursupée.

11/01/2011

Krakow

Septième étape des vacances : Cracovie, point de départ d'un beau voyage avec Elise et Vincent, le tour de l'Ukraine en train. Nous avons passé une après-midi et une nuit à Cracovie à l'aller, et la même au retour. Le vieux centre est très beau, les rues sont larges et pavées à l'ancienne, tout est très propre et bien entretenu, il y a des parcs, des châteaux, de très vielles bâtisses. Culturellement, c'est une ville très dynamique : concerts, expositions, boutiques de créateurs. Et les bières polonaises sont tout à fait goûtues. Mention spéciale pour le quartier juif, que nous avons découvert au retour : de très jolis bars, des caveaux à musique à la pelle (nous avons assisté à un concert de Fantasio, merveilleux contrebassiste parisien fou, avec qui nous avons terminé la nuit attablés devant un bar à vodka) et la possibilité de manger de délicieux sandwichs chauds à 4h du matin. Si la ville nous a paru un peu froide, c'est d'abord parce que ce fût le seul endroit des vacances ou le ciel était de plomb, et ensuite par contraste avec l'accueil auquel nous avons eu droit partout en Ukraine, exceptionnel si l'en est.