11/19/2011

Sur le retour

Hélas, il a bien fallu quitter cette petite terre du bout du monde, pour se mettre en route vers la maison. Cela ne s'est pas fait en jour : il a d'abord fallut remonter dans le train Simféropol-Lviv, record absolu pour moi de temps passé dans un wagon avec 25 heures de trajet. Cela n'a pas été désagréable, les trains ukrainien étant ce qu'ils sont. Ici, quelques paysages glanés par la fenêtre du wagon.

11/18/2011

La citée karaïte

De ce que j'ai compris, les Karaïtes de Crimée sont un embranchement des Tatars ayant épousé une certaine forme de Judaïsme. Il reste environ 650 Karaïtes en Crimée. Ici, la citée Karaïte de Kyrk-Or, sur le plateau de Tchoufout-Kalé. On y trouve un café-restaurant et un centre culturel Karaïte.

11/17/2011

La ville troglodyte

Sur le plateau de Tchoufout-Kalé, qui domine Baktchissaraï.

11/16/2011

Balade autour de Bakchissaraï

Et le Monastère de Ouspenski, incrusté dans la roche;

11/15/2011

Gastronomie Ukrainienne

Ha ha ! On y vient, on y vient. Autant vous dire que l'on s'est littéralement régalés pendant 10 jours. Voici quelques spécialités ukrainiennes qui ont fait notre bonheur : le salo, graisse de porc aromatisée aux herbes (si on m'avait dit que j'allais trouver ça délicieux…), généralement offert au début du repas, que l'on mange sur des tranches de brioche toute fraîche, le borsh, soupe de betteraves et oignons caramélisés, avec tomates et huile d'olive, les derounis, galettes de pomme de terre (rappelant les rostis) arrosées de crème aigre, les varenikis, petites ravioles (équivalent des pierogis polonais) fourrées à la viande, aux noix, au fromage… La seule spécialité qui ne nous ai pas vraiment enthousiasmée est le lard ukrainien, très prisé là-bas : il s'agit en fait de fines tranches de graisse de porc très "solide", plantée de dents d'ail et poivrée… Un peu violent. En Crimée, la cuisine se rapproche plus de la cuisine turque, avec les feuilles de vigne farcies, les shashliks (des brochettes de viande grillées), des salades à base de feta… et beaucoup de pâtisseries, comme les célèbres baklavas. Sur la première photo, Elise et Vincent dans une brasserie polonaise de Cracovie, sur la deuxième, les mêmes attablés au wagon restaurant du train Lviv-Kiew devant des kotlets (sortes de cordons bleus), sur la troisième, un vendeur de fruits secs dans un marché de Simféropol, sur la quatrième, un étal de petites choses délicieuses (en fait je crois que c'était un traiteur asiatique, mais c'est très appétissant quand même), et sur la dernière, un repas dans un restaurant Tatar, avec du plov (riz pilaf à la viande de mouton), une salade à la brynza (sorte de feta locale), et un tchebourek (feuilleté frit farci à la viande et aux oignons).

11/13/2011

Baktchissaraï #2

Sur la première et la dernière photo, le Palais des Khan. Des restaurants de Bakchissaraï, et les fameuses conduites d'eau aériennes.

11/12/2011

Baktchissaraï

Nous voici donc à Baktchissaraï, capitale des Tatars de Crimée. Les Tatars descendent de peuplades de la steppe d’Asie centrale, ayant subi des apports de populations très variées. Au XIVe, il fondent le Kanhat de Crimée, sous protectorat Ottoman. Après la seconde guerre mondiale, il sont déportés en Asie centrale par Staline, qui les accuse de collaboration avec l’ennemi. Ce n’est que dans les année 80 que les Tatars ont commencé à revenir en Crimée. Ayant été dépossédés de leurs terres, ils tentent aujourd’hui de développer le tourisme dans des zones négligées par les Ukrainiens et les Russes en été. Ils parlent le Turc, mais aussi l’Ukrainien et le Russe, et sont majoritairement de religion sunnite. Bakchissaraï est une petite ville encaissée dans une vallée rocheuse. A son centre se tient le Palais des Khans, construit au XVIe par des architectes persans, ottomans et italiens. Les maisons sont basses, en pierre, et les conduites d’eau sont un réseaux aériens de tuyaux de fer.

11/11/2011

Départ pour la Crimée

Après deux jours à Odessa, nous voici repartis, cette fois pour la Crimée. Ici, un arrêt à la Gare de Simféropol. Dix jours, c’est assez court pour visiter un pays. Il a bien entendu fallu faire des choix, en gardant quelques regrets. L’un d’eux sera de ne pas avoir vu les Carpates, vient ensuite celui de ne pas avoir pu passer plus de temps en Crimée. Cette péninsule sur la Mer Noire, berceau de peuplades méconnues telles que les Tatars ou les Karaites, que tous les peuples alentours se sont disputée au cour des siècles, Mongols, Cosaques, Russes, Ukrainiens, Turques, rassemble encore aujourd’hui un patchwork de cultures qui semble ignorer les frontières. Entre les bourgades ukrainiennes telles que Yalta, villégiature privilégiée des Ukrainiens et des Russes en été, Sébastopol, dont le port est une enclave Russe dans le pays (Louchtchenko a accordé une concession aux Russes jusqu’en 2042), et dont la plupart de la population est liée à la marine, entre le parc naturel du Karadag, avec ses incroyables falaises de roche noire au bord de la mer, entre les villes Tatars, dont la culture fait plus songer à la Turquie qu’à l’Ukraine, entre les nombreuses citées Karaites, vieilles de plus de mille ans… il a fallu choisir, et nous avons choisi Baktchissaraï, capitale des Tatars de Crimée.

11/10/2011

Quelques symboles odessiens

Ou ukrainiens plus généralement : la fameuse Lada, que l’on croise à tous les coins de rue. Les chats : il y en a partout en Ukraine, vagabonds de toutes couleurs et de tous poils. Les roses : depuis la Pologne, nous en avons croisé un peu partout : dans les parcs, sur les tables des restaurants et des cafés… L’humour odessien : Odessa est officiellement la capitale de l’humour en Ukraine. Mais si vous en parlez au reste des Ukrainiens, ils semblent émettre quelques doutes sur le sujet. Ces petites nichoires à oiseaux, parfois porteuses de messages : je ne sais pas ce qu’elles signifient, mais il y en a beaucoup dans les arbres à Odessa.